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Les élèves allophones nouvellement arrivés

D’abord désignés comme « primo-arrivants », puis « Elèves Nouvellement Arrivés (ENA) ou Elèves Nouvellement Arrivés en France (ENAF) », le public principalement concerné par le FLS/FLSCO est aujourd’hui défini comme « Elèves Allophones Nouvellement Arrivés (EANA) ».

Le changement de terminologie peut sembler anodin mais on remarque que l’accent est mis aujourd’hui sur une des principales caractéristiques communes aux élèves pris en charge, à savoir leur qualité d’ « allophone ». On insiste donc sur une différence essentiellement linguistique. L’allophone ne maîtrise pas le français, qui est la langue de scolarisation. En revanche, il parle une ou plusieurs autres langues et n’est pas réduit à ce qu’il ne sait pas faire comme c’était le cas avec l’expression encore répandue de « non-francophone ».

La population constituée par les EANA n’est pas homogène. Le facteur de diversité le plus immédiatement repérable est l’origine géographique. Il n’existe pas de recensement précis des pays d’origine des EANA, et la répartition territoriale des migrants varie à l’échelle nationale mais aussi académique. A titre indicatif, pour l’année scolaire 2013-2014, on compte 53 pays d’origine différents dans l’académie de Lille parmi les élèves isolés. Le degré de diversité des origines en dispositif UPE2A est à prendre en compte car il peut avoir des conséquences pédagogiques non négligeables.

Les conditions d’arrivée sur le territoire français ainsi que les raisons de la migration ont un impact important sur la scolarisation des EANA, sans qu’il soit possible d’établir de relation systématique entre le parcours de l’élève et les effets sur le processus d’apprentissage. Il est toutefois essentiel d’avoir une idée de la situation personnelle de l’élève pour mieux anticiper les difficultés qu’il pourrait rencontrer ou au contraire les habiletés qu’il pourrait manifester.

Les EANA peuvent être :

  • Des mineurs accompagnant leurs parents étrangers expatriés en France pour des raisons de mutation professionnelle ou de poursuite d’étude.
  • Des mineurs admis au titre du regroupement ou rapprochement familial.
  • Des mineurs accompagnant leurs parents en demande d’asile politique.
  • Des mineurs arrivés en France dans le cadre d’une procédure d’adoption.
  • Des mineurs isolés étrangers
 
Ajoutons que le CASNAV prend aussi en charge les enfants en provenance des collectivités/départements d’outre-mer dont la ou les langue(s) première(s) est (sont) autre(s) que le français et qui peuvent n’avoir pas bénéficié d’une scolarité régulière avant leur arrivée dans la métropole (essentiellement de Mayotte et Guyane).

Certains EANA ont été peu ou pas scolarisés avant leur arrivée en France. Ils sont désignés dans la circulaire n° 2012-141 par le sigle « NSA » (non scolarisés antérieurement). On parle aussi d’élèves « PSA » (peu scolarisés antérieurement).

Les autres EANA, qui constituent la majorité des élèves pris en charge en dispositif UPE2A, ont été scolarisés régulièrement dans leur pays d’origine ou parfois dans un pays tiers lorsque la famille a connu plusieurs migrations successives. Ce sont des élèves « SA » (scolarisés antérieurement).

Il existe donc une grande hétérogénéité des acquis parmi le public regroupé sous l’appellation « EANA ».